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En décembre 2000, le Canada et l'Union
européenne ont signé un accord sur la coopération
en matière de justice et d'affaires intérieures.
Dans le cadre de cet accord, les parties se sont, entre autres,
engagées à partager les meilleures pratiques et
à mener des recherches sur la migration et sur l'intégration
sociale et économique des migrants, notamment par l'intermédiaire
du projet Metropolis, dans lequel le Canada et la Commission
européenne sont des partenaires actifs. Ce panel de groupe
d'experts de la Commission européenne sur la citoyenneté
et l'inclusion sociale est organisé pour
donner suite à cet engagement.
On s'attend à ce que les pays développés
misent de plus en plus sur les immigrants et les travailleurs
étrangers temporaires pour combler leur pénurie
de main-d'oeuvre. Le vieillissement de la population dans de
nombreux pays développés, résultat des
faibles taux de fécondité persistants, commence
à entraîner un ralentissement de la croissance
de la main-d'oeuvre et, dans certains cas, une diminution. Les
pays européens ressentent cet effet démographique
de façon particulièrement marquée. Le Canada
ressent lui aussi les effets du faible taux de fécondité,
qui ne cesse de diminuer, sur sa main-d'oeuvre.
Tout le monde s'entend pour dire que la migration constituera
une partie de la solution vers laquelle bon nombre de gouvernements
se tourneront, et de nombreux observateurs s'attendent à
voir apparaître une forte compétition entre les
pays développés en vue d'attirer des migrants
qualifiés en provenance de pays en développement.
De multiples facteurs ont une incidence sur le choix de la destination
des migrants. La façon dont une société
accueille ses nouveaux arrivants constitue un facteur important
qui fera pencher la balance pour ce qui est de soutenir la concurrence
en vue d'attirer des travailleurs qualifiés. Il s'agit
des migrants les plus mobiles et ayant devant eux le plus grand
choix de destinations. Les deux experts européens parleront
de l'intégration, notamment de l'offre de la citoyenneté,
dans le contexte contemporain de l'Europe. Les deux commentateurs
qui sont des hauts fonctionnaires du gouvernement du Canada
établiront un parallèle entre l'expérience
du Canada et celle de l'Europe. Le Canada, dont le taux de fécondité
ne se situe actuellement qu'à 1,5, doit réussir
à recruter des immigrants ayant les compétences
dont a besoin son marché du travail. Notre capacité
d'intégrer les immigrants dans la société
canadienne nous procurera-t-elle un avantage concurrentiel?
Experts :
Patrick Weil est le directeur de recherche au Centre
national de la recherche scientifique (CNRS), Université
de Paris I (Panthéon - Sorbonne). Il est l'auteur d'un
rapport sur la citoyenneté française et la législation
en matière d'immigration, commandé par le premier
ministre de la France, en 1997, et est membre de la Commission
consultative française des droits de l'homme.
Présentation disponible sous peu.
Elspeth Guild est la coordonnatrice des programmes d'études
du Centre for Migration Law, à l'Université de
Nijmegem, aux Pays-Bas, et est une associée dans le cabinet
d'avocats Kinsgley Napley, à Londres. Elle est spécialisée
dans le droit européen en matière d'immigration,
d'asile et de nationalité et a fait d'importants travaux
à la Commission européenne
Présentation
(Microsoft Word)
Ils sont tous deux très connus auprès des Canadiens
qui travaillent dans le domaine de la migration.
Commentateurs :
Alfred MacLeod, sous-ministre adjoint, Orientations stratégiques
et communications, Citoyenneté et Immigration Canada
Jean-Pierre Voyer, directeur exécutif, Secrétariat
de la recherche sur les politiques
Une discussion générale suivra les présentations.
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