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Dans la foulée des événements
du 11 septembre 2001, l'hypothèse du « choc des
civilisations » du politologue américain Samuel
Huntington refait surface et pour de bon. Le discours populaire
en est venu à lier directement religion, en particulier
l'islam, et terrorisme. Les critiques arguent que l'islam est
injustement montré du doigt et qu'il faudrait aussi jeter
un il sur les nombreuses autres manifestations de terrorisme,
par exemple l'attentat à la bombe contre Air India, l'attentat
de Oklahoma City, les conflits en Irlande du Nord et en Inde.
Quoi qu'il en soit, le lien entre religion et terrorisme est
bien ancré et difficile à défaire.
Parallèlement,
des chercheurs commencent à se pencher sur les influences
plus positives des religions dans les sociétés
contemporaines. Le lien est naturel avec le concept de «
capital social » popularisé récemment par
le politologue américain Robert Putnam. Selon sa thèse,
qui est largement acceptée, la confiance, la réciprocité
et la coopération à des niveaux élevés
favorisent la cohésion et la prospérité
des sociétés. La recherche révèle
que les personnes qui sont actives dans les collectivités
religieuses s'engagent davantage dans le bénévolat
et les uvres de charité. Si c'est bien le cas,
le capital social qui en résulte devrait contribuer à
accroître la confiance, la réciprocité,
la coopération et le soutien dans une société
donnée. La question principale est de savoir si cette
confiance, cette réciprocité et cette coopération
ne profitent qu'aux collectivités religieuses particulières
(bonding capital - capital de « fusion » de Putnam)
ou si elles profitent également à la société
en général (bridging capital - capital de «
rapprochement » de Putnam).
La religion
comme dimension de la diversité a pris de l'importance
au sein d'une population pluraliste sans que beaucoup d'enjeux
de la diversité religieuse ne fassent l'objet d'un dialogue
public. Afin de contribuer à ce dialogue nécessaire,
le projet Metropolis a organisé ce panel en partenariat
avec le Programme du multiculturalisme. Cette rencontre d'experts
permettra aux décideurs de mieux comprendre la contribution
des collectivités confessionnelles à l'ensemble
du capital social des sociétés pluralistes. Il
abordera ouvertement les liens perçus entre collectivités
religieuses et terrorisme.
Le panel
réunira des experts reconnus de la religion en provenance
du Canada, des États-Unis et du Royaume-Uni : Paul Bramadat
(Université de Winnipeg), Cynthia Mahmood (Université
de Notre-Dame), Paul Weller (Université de Derby).
Les places sont limitées. Veuillez vous inscrire d'ici
la fin de février auprès de Diane Routliffe à
diane.routliffe@metropolis.net.
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