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Plénière numéro 1 - Jeudi 25 mars
Sujet : Le marché du travail pour les immigrants
et les membres des minorités visibles, où
commence la discrimination?
Mise en contexte :
La tenue de cette première plénière
de la conférence s'inscrit également dans
le cadre de la Semaine d'Actions contre le racisme de
2004, activité qui est soutenue et financée
annuellement par le Ministère des Relations avec
les Citoyens et de l'immigration du Québec (MRCI).
Des données de diverses sources indiquent que
la situation des immigrants et des membres des minorités
visibles (tant natives qu'immigrées) sur le marché
du travail est moins favorable que celle des personnes
natives ne faisant pas partie des minorités visibles.
Il n'est pas toujours évident de départager
les causes de ces écarts et jusqu'à quel
point ceux-ci sont le produit de discrimination liée
à l'origine des personnes. Y aurait-il d'autres
facteurs à l'origine des différences observées
? L'opinion d'intervenants oeuvrant dans divers milieux
sera ici sollicitée pour apporter un éclairage
complémentaire sur cette problématique.
L'éclairage initial sera en bonne partie basé
sur des statistiques relatives à l'emploi, au chômage
et aux revenus chez les immigrants et les minorités
visibles. Ces données proviennent du recensement,
de l'enquête Enquête longitudinale sur les
immigrants au Canada (ELIC) de CIC, de l'enquête
du MRCI sur l'insertion en emploi des immigrants de la
catégorie des travailleurs qualifiés et
de l'enquête sur la diversité ethnique de
Statistique Canada et Patrimoine canadien.
Deux questions générales sont posées
aux quatre invités :
D'après vous, dans quelle mesure les problèmes
illustrés sont-ils dus à la discrimination
?
Quelles seraient, le cas échéant, les mesures
correctrices à adopter pour réduire les
écarts constatés ?
Président d'assemblée :
Yvan Turcotte, Ministère
des Relations avec les citoyens et de l'Immigration, Montréal
(Présentation)
Présentateurs :
Arthur Sweetman, Université
Queen`s, Kingston (Présentation)
Émile Vallée,
Fédération des Travailleurs du Québec,
Montréal
Noureddine Belhocine,
Maison Internationale de la rive sud (Présentation)
France Pelletier, Banque
Nationale du Canada, Montréal (Présentation)
Plénière numéro 2 - Vendredi
26 mars
Sujet : Citoyenneté inclusive, identité
et diversité
Mise en contexte :
À l'étranger, un nombre croissant d'observateurs
portent un intérêt marqué aux stratégies
élaborées par les artisans de politiques
publiques au Canada visant à constituer une citoyenneté
inclusive. Il existe d'ailleurs une reconnaissance générale
que ces approches valent la peine d'être considérées.
Cette plénière rassemble des experts du
Canada et de l'étranger afin d'analyser les stratégies
porteuses de succès ainsi que les avenues à
emprunter dans le futur afin d'en maximiser les bénéfices.
Les experts répondent à trois questions
centrales :
Dans le cadre de la formation d'une citoyenneté
inclusive, quel est le rôle actuel de l'État?
Idéalement, quel devrait être son rôle
?
Quels sont les outils (législatifs, éducationnels,
en matière de politiques sur la diversité,
etc.) à la disposition d'un gouvernement pour accomplir
ces stratégies? Devrait-il en développer
d'autres? Quelles sont les limites des interventions de
l'État dans ce champ ?
Étant donné le contexte actuel (notamment
la diversité croissante au sein de la société
ainsi que les impacts des événements du
11 septembre 2001), de quelle manière, dans le
milieu des politiques publiques, devra évoluer
l'articulation des concepts «citoyenneté»,
«identité» et «diversité»
?
Président d'assemblée :
Richard Clippingdale,
Université Carleton, Ottawa
Présentateurs :
Marie McAndrew, Université
de Montréal, Montréal
Varun Uberoi, Université
Oxford, Oxford
Tamar Jacoby, Manhattan
Institute, New York
Commentatrice :
Rosaline Frith, Citoyenneté
et immigration Canada, Ottawa
Eileen Sarkar, Patrimoine canadien, Ottawa
Plénière numéro 3 - Samedi
27 mars
Sujet : La gestion coopérative internationale de
la migration
Mise en contexte :
Les discussions sur la migration internationale se sont
multipliées aux cours des dernières années,
si bien que cette question fait partie des priorités
des Nations Unies, de l'Union européenne et d'un
bon nombre d'États. Il s'agit essentiellement de
déterminer s'il faut gérer les phénomènes
associés à la migration internationale et
de quelle manière. Il est extrêmement important
de déterminer si une gestion coopérative
de la migration peut être avantageuse tant pour
les pays d'origine que pour les pays d'accueil. Les pays
en voie de développement sont toujours préoccupés
par la perte de capital humain spécialisé,
mais sont souvent disposés à ce que des
travailleurs spécialisés émigrent
en raison de l'argent que ces personnes envoient dans
leur pays d'origine. Les pays développés
qui accueillent les migrants, s'intéressent de
plus en plus au capital humain des pays en voie de développement,
spécialisé ou non, mais tiennent à
conserver le contrôle de leurs frontières,
à la fois pour des raisons de sécurité
et pour maintenir un flux que leur société
et leur marché du travail peuvent facilement absorber.
Dernièrement, le Projet Metropolis ainsi que les
Nations Unies, l'Organisation internationale pour la migration,
l'Initiative de Berne, la Société pour le
développement international (Society for International
Development), et d'autres organisations se sont demandées
si la gestion coopérative internationale pourra
permettre à tous les pays concernés par
la migration de jouir des avantages qui en découlent.
Lors de cette séance, des conférenciers,
très impliqués dans ce dossier, ont présenté:
1. les origines de ces discussions et de ces initiatives;
2. l'état actuel des pourparlers et des nouvelles
réalisations;
3. les portraits et mandats des organismes clés
(notamment IOM-OIM) et leur perspective sur la situation
actuelle;
4. leur point de vue critique sur les intérêts
des divers intervenants;
5. le rôle éventuel que le Canada pourrait
et devrait jouer dans ce mouvement qui s'enclenche pour
une coopération internationale.
Président d'assemblée :
Howard Duncan, Metropolis,
Ottawa
Présentateurs :
Joseph Chamie, ONU, New
York
Robert Paiva, IOM-OIM,
Genève (English Presentation)
Colleen Thouez, Commission
Mondiale sur les migrations internationales, Genève
(Présentation)
Howard Adelman, Université Princeton, Princeton
Diane Vincent, Citoyenneté
et immigration Canada, Ottawa (Présentation)
Plénière numéro 4 - Dimanche
28 mars
Sujet : Immigration et plurilinguisme : Repenser les questions
d'intégration et de cohésion sociale en
contexte de mondialisation
Mise en contexte :
Les langues vont acquérir au 21e siècle
une importance accrue : la maîtrise de hauts niveaux
de compétences dans une ou plusieurs langues conditionne
l'accès au monde du travail, à l'information,
à la vie sociale et à la citoyenneté;
l'accroissement des liens économiques, politiques
et sociaux entre les États multiplie les occasions
d'échanges et de contacts entre les langues; enfin,
les langues sont au cur de la révolution
de nos modes de communication induite par l'apparition
des nouvelles technologies.
A cela, il faut ajouter l'intensification des mouvements
migratoires qui a, lui aussi, mené à un
questionnement sur le statut et les rôles que peuvent
jouer les langues dans la définition des nouveaux
équilibres politico-socio-économiques à
travers le monde.
Si historiquement, l'homogénéité
linguistique a été associée à
la définition de la cohésion sociale au
sein d'un état, qu'en est-il aujourd'hui ? Dans
ce nouveau contexte de mondialisation, le défi
des années à venir consiste à établir
un équilibre entre le respect de la diversité
culturelle et linguistique et le rapprochement des "
citoyens " dans le cadre de balises communes, porteuses
de définitions identitaires plus ou moins larges
et complexes. De quelle façon peut-on alors assurer
un équilibre entre des politiques qui défendraient
à la fois la valorisation d'une langue commune
et le respect des langues d'origine. Ainsi, on peut se
demander comment la gestion du plurilinguisme telle qu'elle
est questionnée en contexte d'immigration amène
à reconsidérer, selon l'angle spécifique
que l'on adopte, les notions d'intégration et de
cohésion sociale.
Président d'assemblée :
James de Finney, Université
de Moncton, Moncton
Conférencier d'ouverture :
Peter Leuprecht, Université
McGill, Montréal (Présentation)
Présentateurs et présentatrice :
Françoise Armand, Immigration et Métropoles,
Montréal (Présentation)
Pierre Georgeault,
Conseil supérieur de la langue française,
Québec (Présentation)
Jack Jedwab, Association
d'études canadiennes
Monica Heller, Université
de Toronto, Toronto (Présentation)
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